Ombre
Par valérie Takla.
Cœur éventré,
Je projette des maux d’amour
Sur des rimes entoilées.
La gouache se colle à mes cils,
Mes larmes lessivent le ton
De l’enduit subtil.
La lumière se joue de moi
Dans mes ocres rouges,
Et mes bleus froids.
Du couteau
J’ancre la matière,
Du pinceau
J’ombre les chimères.
L’angle opalescent m’éblouit,
Blessante lumière
Sur mon âme en fouillis.
De toutes mes ailes tendues
Je mendie alors l’encre noire
De l’oiseau mise à nu.
(protégé par le copyright)
Coeur éventré



